Baisse de natalité : quels enjeux pour la Belgique de demain ?
L’année 2024 a marqué le coup avec un nombre de naissances interpelant : le plus bas enregistré depuis 1942. Selon Statbel, l’office belge de statistique, la Belgique est en diminution de 1,9 % en comparaison avec l’année 2023, durant laquelle 110 198 nouveaux-nés ont vu le jour. Malgré une petite hausse de naissances suite au Covid, la natalité belge est en baisse depuis des décennies.
Néanmoins, une petite différence est à préciser : Statbel met en évidence que la baisse est plus présente en Wallonie qu’à Bruxelles et en Flandre. Pour la Wallonie, la diminution est de -3,9 % contre 1,1 % pour Bruxelles et 0,9 % chez les Flamands.
Concernant l’âge de la première parentalité, il est le plus élevé dans la région du Brabant wallon, où en moyenne, les femmes deviennent mères à 32,8 ans. Pour le Hainaut, l’âge moyen est de 30,6 ans. Au sein de la capitale, en moyenne, les mères mettent au monde lorsqu’elles ont 32,3 ans.
Avec cette diminution et cette parentalité tardive, la question est de savoir quelles vont être les conséquences à l’avenir pour les Belges…
Ce qui risque de se produire…
La préoccupation concernant les naissances au sein de notre pays est de ne pas tomber dans un déséquilibre démographique. Et cela pourrait éventuellement arriver si le taux de natalité ne remonte pas d’ici quelques décennies. En effet, si les Belges ne font plus assez d’enfants, alors un vieillissement de la population trop important se créera forcément et les travailleurs ne seront plus assez nombreux pour payer les retraites des personnes plus âgées.
En outre, s’il n’y a plus assez de travailleurs actifs, alors des manques dans la société se feront ressentir et les jeunes devront travailler plus pour subvenir au besoin des générations supérieures. Par exemple, un employé pourrait se voir travailler pour payer non pas une pension, mais deux pensions. La charge de travail plus conséquente entrainerait sûrement des mécontentements et des plaintes…
Mais encore, imaginez qu’il n’y ait plus assez de naissances, donc plus assez de bambins qui se rendent dans les institutions d’enseignement. Certaines écoles, qui consacrent déjà un nombre réduit d’élèves, pourraient probablement être obligées de fermer leurs portes. Ce serait une catastrophe pour l’équilibre sociétal mais également pour l’emploi. Moins d’écoles, cela signifie moins de professeurs et donc moins d’emploi à pourvoir…
Quoi qu’il en soit, le choix est et restera entre les mains des couples, désireux ou non d’avoir des enfants. D’autres solutions devront alors voir le jour si la tendance actuelle se poursuit.